On nous pose souvent la question. Si l’on met de côté les aspects économiques et écologiques qui poussent naturellement vers le drone, chaque support possède ses propres atouts. Il est donc essentiel de savoir les identifier pour les aligner avec précision sur les objectifs de production audiovisuelle.
La souplesse du drone
La mise en place d'une banque images en drone offre une grande souplesse. Avec un seul opérateur embarqué, on gagne en réactivité. En navigation au large, cela permet notamment de choisir précisément son moment de décollage pour capturer un rayon de soleil furtif entre deux grains. C’est l’outil idéal lorsqu'on a un besoin d'images rapide.
Les limites : Vent et Vitesse
En revanche, le drone se heurte à des limites physiques. La plupart des machines plafonnent entre 35 et 40 nœuds de vitesse. Pour pouvoir manœuvrer sereinement autour du bateau, le vent apparent doit rester inférieur à 25 nœuds. Dans la brise, cela cantonne les prises de vues aux allures portantes, notamment pour les bateaux rapides comme les IMOCA ou les multicoques.
L'hélicoptère : Roi de la photographie
Côté qualité, si les capteurs vidéo récents n'ont plus grand-chose à envier aux caméras classiques, le shooting photo reste le domaine de l'hélicoptère. Il est difficile de rivaliser avec un photographe équipé d'une large gamme d'objectifs travaillant à la portière. La variété des focales et la capacité à suivre le bateau à toutes les allures, quelle que soit la force du vent, restent des arguments majeurs.
En conclusion, si le drone suffit dans la grande majorité des cas, l'hélicoptère demeure indispensable pour constituer une banque photos exhaustive et obtenir des plans vidéos dans la brise à toutes les allures.