Sur les dernières éditions du Vendée Globe, plusieurs projets de drones autonomes ont été lancés avec l'espoir de simplifier la captation d'images. Pourtant, aucun n'a véritablement abouti. En l'état actuel de la technologie de production d'images en mer, nous estimons que cette solution n'est pas encore viable pour la course au large en solitaire.
Le défi critique : Décollage et récupération
Le problème ne vient pas du vol en lui-même, mais des deux phases critiques : le décollage et l’atterrissage. Aujourd'hui, même pour les opérateurs les plus aguerris, la seule méthode fiable consiste à récupérer le drone à la main (catch).
Cela demande une analyse humaine permanente pour anticiper les mouvements du bateau, éviter les obstacles (gréement, bastaques), et surtout éviter de noyer l'appareil avant même de décoller avec l'eau qui passe sur le pont.
L'IMOCA : Un environnement hostile pour l'automatisme
Un système autonome repose sur une promesse simple : une plateforme d'atterrissage. Mais pour qu'un automate fonctionne, il lui faut un endroit stable et au sec. Sur un IMOCA lancé à pleine vitesse dans la mer formée, cette zone n'existe tout simplement pas.
La solution : La formation au pilotage
Plutôt que d'attendre un système autonome qui risque de finir à l'eau dès la première manœuvre, nous conseillons aux skippers d'apprendre à piloter. C'est aujourd'hui la meilleure stratégie pour assurer leurs propres images du bord.
Le pilotage manuel reste la seule réponse agile face à l'imprévisibilité de l'océan et aux contraintes spécifiques de la course au large.